08.11.2017

Opération « remontage de drisse » prévue en milieu de nuit

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Handicapés par la casse de leur drisse de grand-voile depuis la nuit de lundi à mardi, Lionel Lemonchois et Bernard Stamm ont, dans un premier temps, réussi à installer un montage provisoire avec une poulie sur la drisse de gennaker, avant de parvenir, ce mardi, à hooker leur grand-voile. Les deux co-skippers du Maxi80 Prince de Bretagne sont toutefois contraints de naviguer avec deux ris et sous gennak, une configuration de voiles qui leur permet, certes, de filer à plus de 20 nœuds, mais qui se trouve être très déséquilibrée. Heureusement, l’île de Santa Maria, située au sud-est de l’archipel des Açores, n’est maintenant plus qu'à 260 milles de leurs étraves. Une fois à l’abri sous son vent, les deux hommes pourront alors monter en tête de mât pour installer une nouvelle drisse et repartir avec une monture à 100% de son potentiel.

Opération « remontage de drisse » prévue en milieu de nuit

Après avoir passé de longues heures au ralenti à la suite de la rupture de leur drisse de grand-voile survenue au moment du passage de front, dans la nuit de lundi à mardi, Lionel Lemonchois et Bernard Stamm ont pu remettre un peu de charbon dans leur machine, hier, après que le skipper Normand a monté son co-équipier dans le mât. « Lionel m’a hissé à l’intérieur de l’espar pour récupérer la drisse. Ça a été un peu chaud car il y avait pas mal de mer. Même en étant dans le tube, ça a été assez violent. J’ai, malgré tout, pu récupérer la drisse », a indiqué le navigateur suisse en début d’après-midi, ce mercredi. « Dans un premier temps, nous avions pu monter une poulie sur la drisse de gennaker et hisser la grand-voile jusqu’au deuxième ris. Grâce à cette petite expédition dans le mât, nous avons pu hooker la GV. Le truc, c’est qu’on ne peut plus y toucher tant que le gennak est en place », a indiqué Bernard, pas mécontent de retrouver des vitesses dignes de ce nom (plus de 20 nœuds) après avoir plafonné à 12-15 nœuds toute la journée d’hier. 

« Ça va nettement mieux. Ces dernières 24 heures, on s’est vraiment trainé et c’était super frustrant. Reste que la configuration de voile avec laquelle nous progressons actuellement n’est pas terrible pour le mât. On serait mieux sous grand-voile haute et solent mais c’est comme ça. C’est déséquilibré mais pour l’heure, on n’a pas tellement le choix. Heureusement, Santa Maria n’est plus très loin », a commenté le co-skipper du Maxi80 Prince de Bretagne. De fait, l’île açorienne n’est maintenant plus distante que de 260 milles. « On devrait y arriver entre minuit et une heure du matin (heure française), la nuit prochaine. Il va falloir anticiper au mieux le truc car on ne va pas rester très longtemps abrité. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il faut qu’on arrive à monter dans le mât et à tout remettre en place en moins de deux heures. On va voir si on affale tout ou pas. On décidera le moment venu », a précisé Bernard Stamm qui, pour l’heure, fait route dans 16 à 20 nœuds de vent, sur une mer qui commence petit à petit à mieux s’organiser.

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