04.11.2017

Lionel Lemonchois : « Comme des lions en cage »

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C’est désormais dans moins de 24 heures que sera donné le coup d’envoi de la 13e édition de la Transat Jacques Vabre. De fait, à 13h35 ce dimanche, le Maxi80 Prince de Bretagne et les 37 autres bateaux engagés dans l’épreuve, quitteront le Havre pour mettre le cap sur Salvador de Bahia, au Brésil. Excitation et impatience sont les sentiments qui dominent désormais chez Lionel Lemonchois et Bernard Stamm, pour qui le scénario météo des premiers jours de course semble relativement clair… tout autant que réjouissant.

Lionel Lemonchois : « Comme des lions en cage »

« Plus le départ approche, plus on se sent comme des lions en cage. L’impatience est là. Clairement, on a envie de partir et de lâcher les chevaux », annonce Lionel Lemonchois, le skipper du Maxi80 Prince de Bretagne qui décortique, depuis plusieurs jours déjà, chaque nouveau fichier météo. « Ça s’annonce tonique car il y a de l’air de prévu sur les premiers milles du parcours », poursuit Bernard Stamm, pas mécontent d’entrer assez radicalement dans le vif du sujet, sans toutefois avoir à affronter des conditions dantesques d’entrée de jeu. « On devrait partir avec une vingtaine de nœuds de vent. C’est bien car ça va aller vite et on ne part pas non plus avec une grosse cartouche comme ça peut parfois être le cas à cette période de l’année », souligne le marin suisse, déjà fort de l’expérience de six Route du Café. « Le scénario n’évolue plus beaucoup depuis un petit moment. Il y a quatre ou cinq jours, il y avait encore un passage possible entre l’anticyclone des Açores et le cap Finisterre or ce n’est aujourd’hui plus le cas. Ce qui nous attend parait plutôt clair. Bien sûr, il convient de continuer de vérifier la façon dont évoluent les choses, mais dans nos têtes, le schéma des premiers jours de course est bien en place », détaille Lionel.

Réussir à rester au contact

Dans les grandes lignes, ce qui les attend, eux et leurs concurrents, c’est un flux de secteur Nord-Ouest pour le départ, un premier bord rapide pour rejoindre Etretat où sera mouillée la première marque du parcours, un peu de près pour remonter jusqu’à la ponte de Barfleur, une dorsale à passer avant de partir à l’Ouest à la rencontre d’un front puis une bascule du vent qui leur permettra de cavaler plein pot vers le Sud. « L’entame de la transat s’annonce assez rapide, avec toutefois un peu de manœuvres à faire », détaille Bernard qui pense déborder la pointe bretagne en milieu de nuit de dimanche à lundi, quelques heures avant de se faire secouer un peu (entre 35 et 40 nœuds sont prévus au passage du front). « Ce que l’on espère, c’est rester au contact des deux autres Ultimes, Sodebo et Edmond de Rothschild, qui risquent de filer assez vite. Pour cela, à nous de faire la trajectoire la plus propre possible. Reste que l’impératif, pour nous, est avant tout de finir la course même si, bien sûr, on ne manquera pas une occasion de pouvoir taquiner nos concurrents », avance Bernard Stamm, vrai compétiteur dans l’âme, forcément décidé à ne pas se laisser impressionner par les 20 pieds de plus de ses adversaires. « Le Maxi80 Prince de Bretagne est prêt depuis un moment. On a bien peaufiné les derniers détails, notamment sur le plan de l’électroniques puisque, comme souvent, quand on fait des mises à jour, ça change quelques trucs », avoue le skipper Normand qui a procédé aux ultimes courses de frais hier. « Visiblement, nous ne sommes ni l’un ni l’autre de gros mangeurs car nous partons avec finalement assez peu de choses. J’ai toutefois pu constater que Lionel avec des petits marottes alimentaires. Pas question de partir sans Vache qui Rit ou chocolat », s’amuse Bernard Stamm.

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