Lionel Lemonchois

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Lemonchois,
le bon choix !
J'ai toujours avancé en fonction des opportunités. Je n'ai jamais calculé. Quand on me propose quelque chose qui me plait, j'y vais. Tout simplement.

Lionel Lemonchois est inclassable. D'aucuns affirment qu'il y a du Eric Tabarly, voire du Francis Joyon en lui. Sorte de menhir breton indestructible. Ce n'est pas faux. D'autres le définissent comme un marin éclectique, sans plan de carrière, qui avance au feeling. En fonction du vent. Pas faux là encore. En revanche, tous sont d'accord avec la définition la plus souvent utilisée à son égard : "Lemonchois, le bon choix".

Pourtant, au début de sa carrière, l'homme ne se laissait pas approcher si facilement. Par méfiance ? Non, par pudeur. "Par timidité. J'étais très réservé", avoue-t-il aujourd'hui. Mais même passé le cap de la cinquantaine, il aime toujours autant la discrétion. Humilité, sobriété et efficacité, l'homme adhère à ces valeurs-là. Reste à définir le marin. Regarder son CV nautique, long comme un jour sans vent et épais comme le plus gros des Larousse, apporte déjà quelques indices.  

Titre non renseigné

S'il a tiré ses premiers bords sur le monocoque familial, il a rapidement embarqué sur un multicoque. C’était en 1985. Depuis, Lionel n’a plus cessé de naviguer. Dans le microcosme de la voile, son nom a commencé à circuler au sein des écuries de course qui se montaient ici et là. Et sans vraiment savoir pourquoi ni comment, il s’est régulièrement retrouvé dans le rôle d'équipier de luxe aux côtés des meilleurs skippers : Karine Fauconnier, Pascal Bidégorry, Bruno Peyron, Franck Cammas… Au fil des ans, Lemonchois papillonne à droite à gauche. Au gré des propositions et de ses affinités, il varie les supports et les plaisirs : petit monotype en double ou encore grand multicoque en équipage…  « J'ai toujours avancé en fonction des opportunités. Je n'ai jamais calculé. Quand on me propose quelque chose qui me plait, j'y vais. Tout simplement. » 

Mais c’est en solitaire qu’il a écrit les plus belles pages de son histoire maritime. Qui ne se souvient pas de sa victoire magistrale dans la Route du Rhum – La Banque Postale en 2006 à la barre de Gitana 11 en seulement 7 jours 17 h 19' 6''? Si ses pairs applaudissent des deux mains, pas du tout étonnés par sa performance, la France entière découvre un marin hors pair. Et le jury de la Fédération Française de Voile, où siègent plusieurs journalistes de la presse nautique, ne s'y trompe pas le faisant élire "Marin de l'année 2006". Le plus fort, c’est que quatre ans plus tard, en 2010, il remet ça et arrive à Pointe-à-Pitre en vainqueur dans la catégorie des Multi50, à la barre de Prince de Bretagne. Mais comme le succès, quel qu’il soit, ne saurait satisfaire le Normand, voilà qu’il s’est lancé un nouveau défi. Un défi qui porte le nom d’Ultime et dont le but n’est autre qu’une troisième victoire d’affilée dans la reine des transats en solitaire, en novembre 2014.

  • Palmarès
  • 2011 - Vainqueur du tour de l'île de Wight
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  • 2011 - Vainqueur du record SNSM
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  • 2011 - Vainqueur du tour de Belle-Île
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  • 2011
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  • 2010 - Vainqueur de la Route du Rhum

    Dans la catégorie Multi50 en 15j 4h 50min et 48s sur Prince de Bretagne

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  • 2010 - Trophée Jule Verne

    Record du Tour du monde à la voile, le Trophée Jules Verne, en 48 jours 7 heures 22 minutes et 52 secondes avec Franck Cammas sur Groupama 3

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  • 2010
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  • 2008 - Record New-York San Francisco

    Sur Gitana 13 en 43j et 38 min

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  • 2008
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